les collections impossibles – Le miroir (02)

 

Les miroirs devraient réfléchir

Plus souvent

Le mien était un miroir

Comme les autres

Il ne faisait que renvoyer

La lumière du Soleil.

La lumière des Hommes

Etait bonne ou mauvaise

Mais cela, mon miroir

Ne le savait pas.

C’était un miroir ordinaire

Il ne pouvait que réfléchir

L’apparence…

« Réfléchissez humains,

Et je réfléchirai pour vous,

Et si par magie,

Je pouvais voir au-delà

Et réfléchir à vous améliorer,

Je le ferai sans hésiter »

A ces mots, une fée apparut

Et donna au miroir

La possibilité de réfléchir

Le caractère des hommes

A la condition

Qu’ils apportent la bonté ;

Le charme serait rompu

Dans le cas contraire

Rien ne se passa pourtant,

Je sus alors que l’Homme

Ne réfléchissait que pour lui-même

Qu’il en serait toujours ainsi.

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Les collections impossibles – Nouveau recueil – Le laboratoire (01)

Bonjour à tous,

Voilà, c’est terminé en ce qui concerne le recueil « Faire un effort pour voir le monde ». 49 poésies remplissent désormais ce livre. J’ai envoyé par mail à plusieurs maisons d’éditions à compte d’auteur et d’éditeur en vue d’une éventuelle publication.

Je commence ce soir une nouvelle série : « Les collections impossibles » ou je reprends de façon humoristique cette fois, en les déclinant poétiquement mes collections particulières exposées auparavant dans ce même blog il y a quelques mois de celà maintenant.

Le printemps est arrivé et aujourd’hui est la première grande journée de chaleur de l’année 2011. J’en ai profité pour sortir cet après midi récolter quelques spécimens botaniques. Mais revenons à la poésie : voici le premier poème de la nouvelle collection : « Le laboratoire »

Bonne lecture !

Le Laboratoire

Deux canards boitaient

Un robinet fuyait

De peur de perdre

Toute son eau

Je n’y comprenais rien

A tout ce mic-mac !

 

Deux savants rêvaient

De conquérir le Monde

Mais ils savaient

Qu’ils auraient du mal

Car le Monde

Va toujours de travers…

 

Un jour, j’ai rencontré

Un philatéliste

Complètement timbré

Qui promenait son chien

Sous la pluie,

Normal, jusque là !

 

Dans son château d’argent

Le poète élevait des vers à soi

Sur les pages immaculées

Des rêves…

 

Il contemplait les humains qui

S’en moquaient éperdument…

Il avait fini par les mettre

Les uns après les autres

Dans des cocons

Pour mieux les observer…

Car il savait trop bien

Une chose importante :

Les cocons se défilaient

Très vite

A la moindre difficulté !

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Que vois-tu ? Faire un effort pour voir le monde n°16

Nobuo, que vois-tu ?

Je sais,

Tu es si fatigué…

Effroyables détours

Que tu vis chaque jour

Du haut de tes gravas

Et tu ne pleures pas

Comme si le destin

T’avais fermé les yeux

Pensant au beau jardin

Où tu étais heureux

Que vois-tu chaque jour

Devant Fukushima ?

Et tu ne pleures pas,

Mais jusqu’à quand, dis-moi ?

Sendaï, le 11 Mars

« Raymond, que vois-tu ?

– Ma mémoire s’est enfuie

Dans ma vie en lambeaux

Je ne dis rien pourtant

Mon lit me paraît chaud

 

Ma mémoire s’est enfouie

Sous mes draps tous froissés

Où l’on ne revient plus

Même quand vient l’été

 

Que pourrais-je bien voir

Que le passé lointain

Où j’embrassai le soir

Et sourire au matin »

 

Si les épreuves de la Vie

Rapprochent les humains,

Comme j’aimerais vous voir ensemble !

Le lien, c’est d’être heureux,

Le lien, c’est le bonheur,

Pourquoi demander plus ?

 

La richesse est dépressive de l’âme

La pauvreté est richesse du cœur

Quand elle se vit à deux.

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les fauves -faire un effort pour voir le monde n°15

 

Approchez, mesdames et messieurs

Approchez !

Venez prendre place

Et participer à une grande aventure

Où vous serez à la fois

Acteurs et spectateurs

Venez assister à ce numéro perpétuel

Des fauves dans la plus grande cage

Du Monde !

Cette cage est immense,

On ne peut en distinguer

Les contours

A l’intérieur vous verrez

Les plus grands animaux de la Terre,

Les plus doux comme

Les plus dangereux.

Ces animaux sont magiques :

Ils sont doués de prendre

Forme humaine à chaque instant.

Attention, mesdames et messieurs,

Pour les nouveaux arrivants,

Je vous rappelle que de temps en temps

Les grilles de la cage

Sont ouvertes au public et que les animaux

Peuvent passer…

Donc, soyez sur vos gardes,

Soyez les plus forts et résistez !

Les meilleurs d’entre vous

Le pourront,

Les autres seront mangés.

Entrez, mesdames et messieurs,

N’ayez pas peur et vivez

Le reste de vos jours…

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Je te tends la main – faire un effort pour voir le monde n°14

Je t’aime, Marie chérie

Je t’aime par tes tremblements,

Je t’aime par tes hésitations,

Je t’aime parce que tu es vraie,

Je t’aime parce que tu m’as bouleversé

A jamais,

Les sentiments sont irrésolus,

Les sentiments sont douloureux,

Ma main est passée sur ton cœur

Et j’ai vu le soleil se lever.

Je t’aime, Marie chérie

Je t’aime par tes sourires

Je t’aime par tes principes

Je t’aime par tes certitudes

Je t’aime car tu m’emportes

A jamais,

Les victoires sont plus belles

Les défaites sont plus douces

Ma main est passée sur ton front

Et j’ai entendu le vent souffler

Je t’aime, Marie chérie

Je t’aime au son des grands champs de blé

Je t’aime à l’espérance des jours

Je t’aime car demain sera plus doux

Je t’aime par le violon des abeilles

Qui fait chanter les oiseaux,

Le bel orchestre de la Vie,

L’amitié et l’Amour des beaux jours.

Ma main est passée dans ta main

Mes lèvres sont passées sur tes lèvres

Et j’ai vu les étoiles briller.

Février 2011

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Couleurs (4) – Noir – Faire un effort pour voir le monde n°13

C’est avec « Noir » que se termine cette tétralogie colorée…

Obscurité sans bornes

Pure infamie !

Avant,

J’étais désarçonné

J’étais aveugle

Mais j’avais un choix :

Les ténèbres m’ont dit :

« Viens vers nous ! »

Le soleil m’a dit :

« Viens vers moi ! »

J’ai hésité…

Forêt musicale

Les oiseaux dessinaient

Dans mes yeux

Mes désirs

Quand tu m’as dit « Je t’aime »

Les étoiles dessinaient

Sur mon corps

Les perles de la nuit

Forêt silencieuse

Les serpents dessinaient

Dans mes yeux

Mes vengeances

Quand tu m’as dit « Adieu »

La pluie dessinait

Sur mon corps

Les gouffres de la nuit

Près de moi,

Un grand bruit,

L’olivier perdait ses feuilles

Du haut de lui-même

Il tombait,

Il cachait son ombre ancienne

Loin de moi,

De douces paroles,

La princesse chantait la Vie

Du haut de ses quinze ans

Elle riait,

Elle montrait son beau sourire

La nuit

Est presque grise,

Au loin, sans doute

Un être cher m’attend

Bientôt, sans doute

Quand j’aurai fini

De trouver le chemin,

Par l’herbe mouillée de l’aube

Je partirai vers le pardon

Et je grandirai…

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Couleur(3) – Blanc – Faire un effort pour voir le monde n° 12

Dans ses draps de frayeur

Un lit trop bien refait

Et par indifférence

Au fond d’un hôpital

Ou bien d’une clinique,

Il attend le prochain…

Être humain…

Pourtant,

Il n’y a pas longtemps

Tu pleurais de souffrir

Moi qui étais soignant

Et j’entendais mourir

Peu à peu dans la nuit

Les anges de tes yeux.

Rappelle-toi,

Le jour du mariage

Tu riais sous le vent

La traîne de ta robe

Etait couleur de neige;

On était au printemps

Les belles primevères !

Les belles dents de lait

Des deux petites filles

Une fois disparues

Marquaient l’adolescence

Leurs doux yeux qui brillaient

Dans toute la maison

Et voguent les années !

Et voguent les saisons !

Si courtes et si nombreuses,

La famille agrandie

Te regarde en silence

Allongée sur le lit

Maintenant,

Au fond de ces couloirs

Sans entendre aucun bruit

Tout disparaît, les gens,

Les jours s’en vont, les cris

Reviennent dans le soir

Pour atteindre la nuit

Tu as peur,

Dans ces draps de frayeur…

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L’impermanence des Roses est sorti !

Bonjour ou bonsoir à tous,

Eh bien, voilà : Mon deuxième recueil est paru. Moins imposant en pages que le premier recueil (« Nouveau Jour »), il n’en est pas moins riche dans sa diversité poétique :

« Cueillez dès à présent les roses de la Vie »

Ecrivait Ronsard dans une de ses poésies composées au XVIème siècle.

Plus de quatre cents ans après, l’auteur reprend ce thème universel dans une série de 24 poésies : « l’impermanence des roses ».

Ces réflexions nous permettent de réfléchir sur notre vie, sur l’amour, le temps qui passe trop vite : « Ai-je fait dans ma vie de grandes choses ? », ou bien « Le bonheur et l’amour existent-ils vraiment ? »

Oui, l’amour et le bonheur sont des choses trop importantes pour ne pas les laisser partir. Les garder bien à soi, mais aussi les donner aux autres immédiatement : créer ainsi « la chaîne de la Vie »…Car les roses se fanent un jour et ne reviennent plus jamais. Alors, en route pour la lecture de ce deuxième opus ! (Editions Amalthée)

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Couleurs (2)-Rouge- Faire un effort pour voir le monde (n°11)

Tu crois que c’est si simple de se débarrasser

D’une blessure…

De fermer la bouche

D’une blessure…

Les bouches saignent à jamais,

Le sais-tu ?

Mais le sang sèche vite

Lorsque tu me souris,

Il se mêle à la terre et au sable

De l’arène

Il me nourrit, il me grandit

Malgré tout,

Il disparaît, mais il revient

Sans cesse

Lorsque tu pleures,

Lorsque le soleil se couche

En brûlant les forêts,

Les lacs et les rivières…

Chute des feuilles !

Chute des hommes !

Alors,

Retiens-moi !,

Embrasse-moi

Et laisse-moi au cou

L’empreinte de tes lèvres…

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Couleurs (1) : Bleu (Faire un effort pour voir le monde n°10)

Bonjour ou bonsoir à tous,

Aujourd’hui, commence une petite série dans le recueil appelé « Couleurs ». Celà commence par « Bleu », il y aura ensuite « Rouge », « Blanc », et enfin « Noir » qui comme chacun sait est une absence de couleur… A bientôt !

Oiseau sur ton épaule au soir du plus bel âge

Pour mieux te consoler par delà les nuages

Je te ferai l’amour dans la mer sans rivage

Je t’ornerai de fleurs pour ma plus belle page

J’ornerai tes beaux yeux par des baisers d’enfant

Des paupières salées et des perles de vent

Je remplirai tes yeux de mes tendres pensées

Dans un coffre au trésor, au fond d’un vieux grenier

Chaque fleur du langage est une fleur du mal

Parés d’un ciel d’été, la montagne et le val

S’habillent pour s’aimer, de ce plus bel azur

Toutes les hirondelles s’envolent dans l’air pur

Si la mer est si belle, lorsque l’enfant paraît

Chaque pas que l’on fait, chaque pas indiscret

Si la mer est si belle, si elle n’est que saphir

Alors à côté d’elle, je ne peux que pâlir

Ciel enchanté du soir, par toutes les étoiles

Embrassé par le vent pour souffler dans les voiles,

Dans le bel outremer et dans l’Aigue Marine,

S’est formée l’aquarelle où sont mes origines…

(c) Janvier 2011

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