La pauvreté – les collections impossibles 07

Les yeux qui pleurent

Les yeux ridés

Les yeux d’ailleurs

Les yeux fanés 

Oui, je l’ai rencontré,

Le visage de la pauvreté

 

Fin de la semaine

Encore une heure, encore une heure à peine

Encore une heure de jour et la nuit vient

Et puis… rien…

 

Le dos qui s’est courbé

Le dos qui s’éparpille

Le bout des doigts glacé

Le givre sur les grilles

 

Oui, je l’ai dessiné

Le corps de la pauvreté

 

Fin de la semaine

Encore une heure, encore une heure à peine

Encore une heure de jour et la nuit vient

Et puis… rien…

 

Dans la soirée

Dent arrachée

Et il a mal

Sourire perdu

Longer les rues

Près du canal

 

Oui, je l’ai vue sans la voir

La pauvreté dans la bouche

 

Fin de la semaine

Encore une heure, encore une heure à peine

Encore une heure de jour et la nuit vient

Et puis… rien…

 

Sans répit

Sans confort

Dans son lit

Elle s’endort !

 

Hiver éternité

Thermomètre à zéro

Et toi, tes mains gelées

Tout près du brasero

Finissent par pleurer

Où sont les baisers chauds ?

 

Pauvre matin

Sans bruit, au loin

Va s’endormir

Les ombres noires

Pleurent dans le soir

Et vont mourir

 

Fin de la semaine

Encore une heure, encore une heure à peine

Encore une heure de jour et la nuit vient

Et puis… plus rien…

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Un commentaire pour La pauvreté – les collections impossibles 07

  1. loulouloulou dit :

    Comme c’est beau, Rémy! Vraiment ces vers me touchent profondément. xx

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